Même si Louis Dussour a peint de nombreuses toiles, il tenait beaucoup à son titre de fresquiste et à sa technique délicate : "La peinture à fresque s’applique immédiatement sur l’enduit frais que la truelle du maçon vient d’abandonner… Le fresquiste doit terminer son travail avant que soit achevée la prise du mortier. Quand il s’agit de décorer une grande surface, l’artiste n’enduit chaque jour que la portion du mur que l’on peut peindre dans la journée et raccorde chaque jour avec soin le nouvel enduit avec celui qui a été terminé la veille. D’où la nécessité de penser fortement son œuvre afin de ne rien laisser au hasard… Après avoir mis au point une maquette où sont arrêtées l’ordonnance de l’œuvre et l’harmonie des couleurs, il dessine à l’avance sur papier et en grandeur réelle toute la composition dont les lignes seront décalquées sur le mortier."

L’année 1948 marque un tournant dans l’œuvre de Louis Dussour. Il devient directeur de l’École nationale des arts décoratifs de Nice, rencontre Matisse, Cocteau, Chagall, Picasso et… les couleurs de la Méditerranée. En 1970, il referme son expérience méridionale, sans avoir oublié l’Auvergne et ses hommes célèbres, sujet de la fresque du grand escalier de la Préfecture. La décoration du hall du bâtiment de la Sécurité sociale en 1960 est l’une de ses dernières réalisations murales. Nommé en 1967 directeur de l’école des Beaux-Arts de Bourges, il quitte définitivement l’enseignement en 1971. Il meurt à Riom en 1986.